PRÉSENTATION DES LAURÉAT·E·S 2026
Découvrez les 5 binômes sélectionnés par le jury du Prix Dauphine pour l’Art Contemporain 2026
Clémence Hoffmann & Mathilde Badie
Clémence Hoffmann, née à Avignon en 1997, vit et travaille à Marseille.
Diplômée des Beaux-Arts de Paris en 2024, son travail s’articule autour des notions de jeux et de partage en détournant les codes de l’espace domestique et notamment ceux de la cuisine. Ses travaux prennent la forme d’installations interactives et comestibles allant de la table de jeu au banquet en passant par la performance. Les spectateurices sont ainsi, dans ses œuvres, placé·es au rang d’acteurices et sont invité·es à se questionner sur la façon dont nous faisons société.
Son travail a été présenté à la tour Orion, au Consulat Voltaire, à la Maison Fraternelle, aux Beaux-Arts de Paris, au Carré de Baudouin, à la Collection Lambert ou encore au Couvent Belle de Mai.
Les recherches de Mathilde Badie portent sur les liens entre matérialités et pratiques rituelles. Elle s’intéresse aux façons dont nos affects, croyances magico-religieuses et superstitions chargent les objets de sens. Elle travaille également sur l’usage du culinaire dans l’art contemporain, et programme des banquets performatifs.
Curatrice membre de C-E-A et résidente d’Artagon Pantin, elle collabore avec l’IAC Villeurbanne, l’ENSP Arles, la maison Fraternelle, les Beaux-Arts de Paris, la Tour Orion, la galerie Zeto Art, Non-étoile, la supérette de Malakoff, la Villa Belleville, le carré de Baudouin, le DOC! et le Prix des étudiant·es de Sciences Po pour l’art contemporain dont elle est co-présidente en 2026.
En tant qu’historienne de l’art, elle propose le séminaire « menu du jour : art contemporain et nourriture » à l’Ecole Normale Supérieure, et participe à des journées d’études et publications. Sa démarche scientifique intègre aussi l’enquête de terrain.
Crédits photos : Lou Mérie / Léo Pierrel
Graphisme : Ewen Guehenneux / Thibault Mesnil
Diplômée de l’École des beaux-arts de Paris en 2023, Amandine Massé développe une pratique à la croisée de la sculpture, du textile et de l’installation. L’artiste réinterprète plastiquement des fragments d’espaces et de matériaux divers, objets à travers lesquels sont explorés les mécanismes de la mémoire. Elle donne aux souvenirs des corps et des voix et questionne ainsi la part de vérité qu’ils contiennent.
Amandine Massé & Victoria Gandraman
Victoria Gandraman est commissaire d’exposition et critique d’art indépendante. Elle a grandi à Chișinău en Moldavie et est diplômée du master Géopolitique de l’art et de la culture de l’Université Sorbonne Nouvelle. Sa recherche curatoriale est axée autour de l’architecture, des matériaux organiques et de l’alliage des deux. Elle voit les espaces d’exposition comme des organismes à part entière, rendus vivants par la présence d’œuvres d’art et du public.
Crédits photos : Autoportrait / Clio Schwartz
Graphisme : Ewen Guehenneux / Thibault Mesnil
Zoé Bernardi est artiste et cinéaste. De 2019 à 2024, elle étudie aux Beaux-Arts de Paris au sein de l’atelier Clément Cogitore et Agnès Geoffroy. Elle ancre sa pratique artistique dans une exploration intime de la marginalité et des récits invisibilisés. À travers le film et la photographie, elle interroge les notions d’identité et de communauté, navigant librement entre un réel qui se déploie et s’offre sans artifice, et des mises en scènes qui s’assument comme telles, brouillant ainsi les frontières entre documentaire et fiction.
Elle a eu le plaisir d’exposer ses pièces et de projeter ses films et vidéos au Palais de Tokyo, au Musée du Louvre, au Centre Culturel Jean Cocteau... En 2025, elle a été lauréate de la bourse Sisley pour la Jeune création, elle fera sa première exposition personnelle en juin 2026 à la galerie Mennour. Elle publiera son premier livre aux éditions Loco en septembre prochain. Elle est résidente à POUSH.
Zoé Bernardi & Pierre Duval
Pierre Duval est commissaire d’exposition et critique d’art indépendant. Sa pratique curatoriale s’articule autour de la coopération, de la création collective et de l’expérimentation de nouveaux modes de production et de monstration. Il conçoit l’exposition comme un espace vivant, traversé par des récits sensibles, où les formes plastiques et les témoignages se répondent et s’entrelacent. Par son travail, il interroge la transmission des mémoires, les liens intergénérationnels et la manière dont les oeuvres peuvent engager un dialogue avec les préoccupations sociales, politiques et écologiques de notre époque.
En 2025, il assure, entre autres, le commissariat de l’exposition collective « Les oiseaux ne volent que la nuit » à l’espace Conscious, Paris, ainsi que de la première exposition personnelle de Bahar Kocabey à la galerie Fahmy Malinovsky. Depuis 2024, ses textes sont publiés par Artaïs – art contemporain et fonde S0L0, en 2026.
Crédit photo : Patrick Cockpit
Graphisme : Ewen Guehenneux / Thibault Mesnil
Diplômé de l’École nationale supérieure des arts visuels de La Cambre en 2021 (Bruxelles), Mehdi Görbüz continue son parcours en échange à Central Saint Martins College of Art and Design (Londres), puis à l’École Nationale Supérieure des Beaux-Arts en 2024. Par un travail pluridisciplinaire mêlant à la fois sculpture, photographie et vidéo, Mehdi Görbüz explore les thèmes du non-lieu, de la poésie, de la vulnérabilité et du désir. Les images, considérées comme des archives personnelles et collectives, sont au cœur de son approche. À partir d’histoires marquées par l’effacement de certaines références, Mehdi Görbüz réinjecte ces symboles dans l’espace artistique. Il opère un geste de réparation et de réappropriation. Ces relations esthétiques révèlent les traces persistantes de rapports néocoloniaux dans l’imaginaire collectif occidental.
Mehdi Görbüz & Mehdi Görbüz
Mehdi Görbüz est commissaire indépendante et autrice, diplômée d’une licence en Productions culturelles et du Master « Commissariat d’expositions ». Ses projets explorent comment la fiction, la mise en scène et l’affect transforment la perception du réel, plaçant le·a spectateur·rice au cœur de situations où croire, ressentir et comprendre deviennent des gestes politiques et collectifs. Elle produit également le podcast GLOSE, consacré aux relations de travail et aux formes d’intimité dans les pratiques contemporaines, cartographiant une génération de travailleur·euse·s de l’art attentif·ves aux mutations de leurs cadres de production. En 2025, elle est l’une des commissaires de la première édition d’Art Émergence au FRAC Île-de-France et à la Fondation Fiminco.
Graphisme : Ewen Guehenneux / Thibault Mesnil
Crédits photos : Emma Bert-Lazli / Sidonie Ronfard
Née à Rome et diplômée de l’École des Arts Décoratifs de Paris en 2023, Marianna Faleri vit entre l’Italie et la France, habitant un double paysage. Depuis cet entre-deux, elle travaille le textile, la céramique et l’installation. Elle s’intéresse aux territoires en marge et aux pratiques qui les traversent, à l’écoute de leurs habitants et de leurs gestes. Guidée par le concept de Restanza de Vito Teti — autour du sentiment d’être à la fois ancré et dépaysé dans un lieu à protéger et à régénérer radicalement — elle développe un travail collaboratif à partir des rencontres qu’elle fait. Lauréate du programme Nouveau Grand Tour 2026, elle a été résidente à la Fondation Fiminco et collabore avec la Fondation Hermès sur des projets éducatifs, ainsi qu’avec GOEL, coopérative engagée en Calabre.
Marianna Faleri & Eve Farache
Eve Farache vit et travaille à Paris. Directrice artistique, graphiste et curatrice indépendante, elle est diplômée d’une école d’arts appliqués. Son travail curatorial est issu d’une pratique éditoriale en lien avec la scène artistique émergente, à travers la réalisation de catalogues, la création de la revue Radar et l’écriture d’articles critiques.
Ces expériences l’ont conduite à organiser plusieurs expositions dans des lieux dédiés à la création contemporaine. Actuellement en formation aux Beaux-Arts de Paris, au sein du programme « Artistes et Métiers de l’exposition », elle affirme une pratique curatoriale tournée vers les artistes émergents. Elle a récemment organisé, dans le cadre de la Revue Radar, l’exposition Skin Shell Flesh à la galerie Exo exo, à Paris, en janvier 2026.
Crédit photo : Manuel Abella
Graphisme : Ewen Guehenneux / Thibault Mesnil
au vernissage de la 13e édition du Prix Dauphine pour l’Art Contemporain
Nous sommes ravi·e·s de présenter le travail de nos cinq lauréat·e·s
jeudi 4 juin de 18h à 21h
et tout au long de l’exposition Désordre, du 4 au 13 juin 2026
à la Galerie du Crous de Paris
11 rue des Beaux-Arts, 75006 Paris